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françois bousquet

  • Crépol : un meurtre qui illustre la prégnance du racisme anti-blanc chez les jeunes...

    Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par François Bousquet au Figaro Vox à l'occasion du dernier rebondissement judiciaire dans l'affaire du meurtre du jeune Thomas à Crépol...

    Directeur de la revue Éléments, François Bousquet vient de publier  « Sale blanc» - Le racisme qu'on ne veut pas voir (La Nouvelle Librairie, 2026), qui prolonge son enquête intitulée Le racisme antiblanc (La Nouvelle Librairie, 2025).

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    François Bousquet : « Le meurtre de Thomas à Crépol illustre la prégnance du racisme anti-blanc chez les jeunes »

    LE FIGARO. - Les juges d’instruction ont décidé de retenir la circonstance aggravante de « racisme » dans l’affaire du meurtre de Thomas à Crépol. Est-ce suffisant pour dire qu’il existe un racisme anti-blanc en France ? Quelle est d’après vous l’ampleur de ce phénomène ?

    François BOUSQUET. - Je m’appuie sur des éléments tangibles. Les principaux appareils statistiques français, tels que l’INSEE et l’Ined, ne cherchent pas le racisme anti-blanc. Ne le cherchant pas, ils ne le trouvent pas. Un sondage CSA commandé pour CNews, Europe 1 et le JDD montre que 67 % des Français pensent que le racisme anti-blanc existe. Chez les 18-24 ans, cette proportion est de 82 %. Cela montre que le meurtre de Thomas à Crépol et le travail d’enquête que j’ai réalisé de mon côté sur le sujet du racisme anti-blanc touchent à un phénomène qui existe réellement. Cette forme de racisme vise d’abord les univers adolescents et post-adolescents. Dans le sondage sur le racisme qu’elle a commandé à l’IFOP il y a deux mois, la LICRA n’a pas exclu le phénomène du racisme anti-Blanc. Rendons-lui grâce. Il ressort de ce sondage, réalisé sur un échantillon de 14 000 personnes, que 39 % de Français perçus comme blancs – ce sont les définitions à la fois de l’Arcom et des organismes de statistique – disent avoir été victimes de racisme. En faisant une règle de trois, on constate qu’environ 20 millions de Français ont pu être victimes de racisme. Cela recoupe mon travail d’enquête et montre que le racisme anti-blanc est latent. 

    Sur les réseaux sociaux, les forums de discussion tels que Reddit, jeuxvideo.com, qui étaient très consultés par la génération qui aujourd’hui a 25 ans, s’illustrent par la surabondance de témoignages de racisme anti-blanc. Comme le racisme anti-blanc est le seul racisme qui n’est pas explicitement condamné, en tout cas par tout ou partie des hommes politiques et des principaux médias, il a tendance à se banaliser. Ce faisant, puisqu’il est invisibilisé par l’institution universitaire et souvent par la magistrature, il prospère.

    Pourquoi est-ce selon vous si peu aisé de parler de ce sujet ? Ne pensez-vous pas que les choses ont évolué ?

    J’ai pris l’habitude de m’appuyer sur ce que j’appelle la loi des 3 D. Le premier correspond au déni. Le réel n’est pas recevable, le racisme anti-blanc ne peut pas exister au regard de la théorie du racisme systémique. Le deuxième D, c’est le délit. Si jamais vous dites que le racisme anti-blanc existe, vous êtes judiciarisable. C’est l’état d’esprit des personnes que j’ai interrogées dans mon livre et qui ont été victimes de racisme anti-blanc : elles n’osent pas et ont du mal à mettre des mots sur leurs agresseurs car elles sont tétanisées à l’idée d’une inversion accusatoire et qu’à leur tour, elles se voient accusées d’appartenir à l’extrême droite ou bien d’être elles-mêmes racistes. Le troisième terme, c’est le D comme délire. C’est-à-dire qu’on a créé un réel alternatif. Crépol est emblématique de ce point de vue. On a créé un réel alternatif avec une post-vérité qui a été propagée par le cas le plus éloquent, c’est Patrick Cohen à « C à vous » ou « C politique » qui, 10 jours après l’affaire, a dit qu’en aucun cas il ne pouvait y avoir de crime raciste à Crépol, que c’était une rixe entre deux bandes rivales.

    Certes, des études du ministère du Travail montrent qu’à peu près 30 % des populations dites « racisées » ont du mal à effectuer une location ou à trouver un travail en raison de leurs origines. Il est toutefois surprenant que très peu d’études portent sur les personnes qui se trouvent dans une situation similaire parce qu’elles vivent dans la France périphérique. Ces individus sont sujets aux mêmes discriminations, notamment à l’embauche. En Allemagne, un outil nommé Kevinomètre a été créé. Il mesure la distance qui sépare les Kevin du pouvoir. Elle est considérable. Elle existe aussi en France. Il devrait davantage intéresser les élites.

    Vous avez publié «Sale Blanc» en avril. Dans cet ouvrage, vous vous référez à une centaine de témoignages pour dénoncer le racisme anti-blanc. Sur quelle méthodologie vous êtes-vous fondé pour trouver les témoignages que vous utilisez ? 

    Je ne suis pas sociologue. Je ne m’appuie pas sur un discours de la méthode, ce que font tous les sociologues en sciences humaines, pour arriver à un résultat paradoxal : le racisme anti-blanc n’existe pas, alors qu’un sondage comme celui commandé par la Licra à l’Ifop montre que la réalité est différente.

    Pour ma part, je suis un journaliste. Je fais un travail d’investigation et d’enquête. Je ne trie pas les témoins, je pars à leur recherche. Il est vraiment difficile d’en trouver. Les Français blancs ont tellement intériorisé que cette forme de racisme n’existait pas qu’ils n’arrivent même pas à la verbaliser alors qu’ils en ont été victimes. Pour trouver des individus souhaitant parler du racisme auquel ils ont été exposés, je lance par l’entremise d’influenceurs, de youtubeurs, de journalistes, des appels à témoins tous azimuts. Pour écrire ce livre, j’ai pu compter sur le témoignage d’une centaine de personnes. J’essaye d’avoir une proportion appropriée d’hommes et de femmes, de jeunes et de vieux, de provinciaux et de métropolitains.

    Évidemment, on pourra toujours critiquer ma manière de faire. J’essaye de dresser un tableau exhaustif à partir de témoignages. C’est un travail de terrain. Même si je fais en sorte de contextualiser les témoignages que je recueille, je reste avant tout un enquêteur pourvu d’une carte de presse.

    En vous fondant principalement sur des témoignages pour attester d’un racisme anti-blanc, ne craignez-vous pas que l’on vous reproche de faire de la victimisation ?

    J’entends bien cet argument. Il a pu m’être adressé, mais il revient à nier la souffrance de la victime. En mettant sur la table la question du racisme anti-blanc, je ne cherche pas à entrer dans une compétition victimaire.

    Cette objection n’est pas adressée à des victimes de racisme courant, c’est-à-dire anti-noir, anti-arabe ou anti-juif. Je me dois tout de même de préciser que la catégorie Blanc n’est pas explicitement raciale. Pour moi, elle regroupe tous les individus perçus comme Blancs, peu importe que ce soient des chrétiens, des Juifs, des agnostiques ou même des Asiatiques. Les Américains ont en effet théorisé ce qu’ils appellent un coefficient d’adjuvance des Asiatiques, dans la mesure où ils peuvent être perçus comme blancs parce qu’ils sont porteurs des mêmes modèles de réussite scolaire, professionnelle et sociale.

    Par ailleurs, en montrant la réalité du racisme anti-blanc, je mets en évidence le fait que tous n’ont pas les outils pour y répondre de la même manière. Nous, adultes, avons des moyens de défense, contrairement aux 12, 13, 14 ans. En effet, c’est souvent en 6e, 5e, 4e que se déploient les mécanismes de racisme anti-blanc. Les jeunes enfants n’ont pas les outils philosophiques, conceptuels, psychologiques, identitaires pour se défendre des formes de racisme qu’ils subissent. D’autant plus que ce racisme-là, en général, n’est pas reconnu par l’institution scolaire. Donc pour certains d’entre eux, c’est un vrai traumatisme. Comment quelqu’un qui se fait traiter de «sale Blanc» en se faisant agresser à 12, 13 ans, pourrait-il s’en sortir indemne ?

    François Bousquet, propos recueillis par Antoine Lévêque (Figaro Vox, 24 juillet 2026)

     

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  • Où sont les hommes ?...

    Le nouveau numéro de la revue Éléments (n°221, août - septembre 2026 ) est en kiosque!

    A côté du dossier consacré à la crise de la masculinité, on découvrira l'éditorial d'Alain de Benoist, les rubriques «Cartouches», «Le combat des idées» et «Panorama» , un choix d'articles variés et des entretiens avec Leonardo Orlando et Louis Rouvier ...

    Et on retrouvera également les chroniques de Xavier Eman, d'Olivier François, de Laurent Schang, de Nicolas Gauthier, d'Aristide Leucate, de David L'Epée, de Bruno Lafourcade, de Guillaume Travers, d'Yves Christen, de Bastien O'Danieli, d'Ego Non, de Bernard Rio et de Jean-Eudes Gannat...

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    Au sommaire de ce numéro :

    Éditorial
    Le libéralisme autoritaire. Par Alain de Benoist

    Agenda, actualités

    L’entretien
    Leonardo Orlando contre le « terreplatisme de la théorie du genre ». Propos recueillis par David L’Épée

    Cartouches
    Mes lectures. Par Alain de Benoist

    L’objet disparu : Tang, le jus d’orange en poudre. Par Nicolas Gauthier

    Une fin du monde sans importance. Par Xavier Eman

    Cinéma : dans la tête d’Eloy de la Iglesia. Par Nicolas Gauthier

    Curiosa Erotica : la chair et la sève, amours végétales de la Reine de mai. Par David L’Épée

    Champs de bataille : la montagne des Tartares. Par Laurent Schang

    Uranie, le retour (chapitre XVII). Par Bruno Lafourcade

    Littérature. Les choix d’Anthony Marinier

    Un homme, une revue : Louis Rouvier et les éditions L&R. Propos recueillis par Olivier François

    Le droit à l’endroit : la prudence, grande oubliée du droit moderne (I). Par Aristide Leucate

    Économie. Par Guillaume Travers

    Ludovic Massé, réfractaire enraciné. Par Olivier François

    Bestiaire : regarder penser les vaches. Par Yves Christen

    Sciences. Par Bastien O’Danieli

    Le combat des idées
    Quand les émeutes anti-immigration rallument Belfast. Par Yann Vallerie

    ASE : comment les réseaux recrutent les filles les plus vulnérables. Par Laurent Vergniaud

    « L’empathie suicidaire » : concept génial, livre raté. Par Julia Schiwal

    La clim’ est-elle vraiment de droite ? Par François de Voyer

    Peuple du vélo : la revanche des départementales sur les pistes cyclables. Par Anthony Marinier

    Bûchers de la modernité : sorcières d’hier, sorcières d’aujourd’hui. Par Guillaume Travers

    Mona Chollet, sorcière malgré elle. Par François Bousquet

    Qui étaient les vraies Amazones ? Par Gabriel Piniés

    Cholet, une fatigue française. Par Daoud Boughezala

    Tchernobyl, les passeurs de feu : tous ne mourraient pas. Par Christophe A. Maxime

    Révolution conservatrice : le chef-d’œuvre d’Armin Mohler enfin réédité. Par Antoine Dresse

    Révolution conservatrice : quand la droite osait penser l’avenir. Par Dušan Dostanić

    L’âme islandaise selon Arnaldur Indridason. Par Gérard Landry

    Lewis, Pound, Gaudier-Brzeska… dans le vortex des arts anglais. Par Gabrielle Fouquet

    La leçon de Michel Clouscard sur le capitalisme festif. Par Thomas Hennetier

    Dossier
    Où sont les hommes ?
    Faux durs : les six raisons de ne pas devenir masculiniste. Par David L’Épée

    Achille & Cie : les « super-soldats » rêvent-ils de héros antiques ? Par Laurent Schang

    Le mâle, un animal méchant : vers l’androgynie bienheureuse ? Par Xavier Eman

    Ces hommes qui détestent les hommes. Par David L’Épée

    Quand les héros du cinéma avaient les mains sales. Par Thomas Gerber

    Panorama
    La leçon de philo politique : dans la tête d’Ivan Ilyine. Par Ego Non

    L’almanach des fêtes et traditions populaires : Saint Michel avant saint Michel. Par Bernard Rio

    Chronique d’Anjou : face à l’ensauvagement, résoudre la crise de la virilité. Par Jean-Eudes Gannat

    Éphémérides

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  • Pourquoi la Nouvelle Droite avait-elle raison avant tout le monde ?...

    Pour cette nouvelle édition de "Cette année-là",  sur TV Libertés, François Bousquet, directeur de la rédaction d'Éléments, avec Daoud Boughezala, Anthony Marinier et Rodolphe Cart, remonte le temps jusqu’à l’année 1980 et à un numéro d’Éléments devenue emblématique, consacré au "droit à la différence", matrice intellectuelle de la Nouvelle Droite. Quarante-cinq ans plus tard, l’émission revient sur cette intuition fondatrice : comment préserver la continuité historique des peuples dans un monde qui tend à dissoudre les frontières, les appartenances et les mémoires ? Telle est la question que posait Éléments en 1980 et qui est plus que jamais d’actualité.

     

                                                   

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  • Grooming gangs : le rapport accablant qui dévoile l'ampleur d'un crime d'Etat...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un entretien donné par François Bousquet, rédacteur en chef de la revue Éléments, à Ligne droite, sur Radio Courtoisie, dans lequel il revient sur le rapport explosif de 220 pages publié par le parlementaire britannique Rupert Low. 250 000 jeunes filles blanches auraient été violées par des grooming gangs, principalement pakistanais, sur fond de silence complice des autorités britanniques. Un chiffre vertigineux, des témoignages insoutenables et un mode opératoire systématique qui s’est répété pendant plus de 20 ans dans de nombreuses villes anglaises.

     

                                              

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  • Remigration : l’heure du retour au pays ?...

    Dans cette émission du Plus d’Éléments, diffusée par TV Libertés, l'équipe du magazine s’empare du dernier numéro d’Éléments consacré à la remigration. Depuis cinquante ans, une seule question était autorisée : poursuivre ou stopper l’immigration ? Une autre surgit désormais : est-il possible d’en inverser le cours ? Longtemps cantonnée aux marges, la remigration fait aujourd’hui irruption dans le débat public européen. La rédaction d’Éléments en examine les perspectives.

    On trouvera sur le plateau, autour de François Bousquet, Daoud Boughezala, Rodolphe Cart et Anthony Marinier.

     

                                                 

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  • François Bousquet : « Toutes les sociétés multiculturelles ont fini en guerre civile »...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un entretien donné par François Bousquet à Frontières pour évoquer le nouveau tabou de notre société : le racisme antiblanc... Un racisme qu'il évoque dans son nouveau livre intitulé, « Sale blanc » - Le racisme qu'on ne veut pas voir, qui prolonge son enquête intitulée Le racisme antiblanc (La Nouvelle Librairie, 2025).

    Journaliste, directeur de la revue Éléments, François Bousquet a aussi publié Putain de saint Foucauld - Archéologie d'un fétiche (Pierre-Guillaume de Roux, 2015), La droite buissonnière (Rocher, 2017), Courage ! - Manuel de guérilla culturelle (La Nouvelle Librairie, 2020), Biopolitique du coronavirus (La Nouvelle Librairie, 2020) et Alain de Benoist à l'endroit - Un demi-siècle de Nouvelle Droite (La Nouvelle Librairie, 2023).

     

                                               

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